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Savy 1

François Fernandez
dit Savy

« Difficile d'expliquer l'idée de création ; pourquoi faudrait-il absolument titrer une œuvre ? En expliquer la genèse ? Depuis toujours, mon travail s'adresse à des collectionneurs. Avant tout, ce qu'ils recherchent ce sont des œuvres qui leur parlent, une dimension inventive qui les touche au plus profond d'eux-mêmes. Pas des actions cotées en Bourse. »

 

Dans les années 1970-1975, François suivait aux Beaux-Arts de Paris les cours du sculpteur Colamarigny, avant de travailler sur différents chantiers de restauration de façades de monuments historiques des plus réputés. Une main dans le Grand Siècle, l’autre dans le Vingt-et-unième. La restauration du patrimoine, ce fut pendant une trentaine d'années son exercice de grammaire en haut d'échafaudages dressés sur les façades de monuments de Paris.

 

Redescendu sur terre, dans l’atelier de la rue de Montreuil, c'est son renouvellement personnel, une totale liberté, l’abstraction géométrique, un travail incessant sur la ligne brisée. Un sacré bosseur : des dizaines d’études préparatoires. Pourtant... trois-quarts finissent dans la poubelle ! Tout ou rien, les expériences que François juge dignes de transformer du polystyrène en marbre, le résultat définitif, il va minutieusement les reproduire telles quelles ou à une autre échelle, taillées directement dans le marbre veiné de Carrare. Là où d'aucuns reprendraient les arêtes et les angles au cordeau, François, lui, joue avec les accidents de la matière brute, les irrégularités du trait de scie, les griffures de la râpe. De loin, une droite tendue, de près, la ligne vibre encore du coup de ciseau. L’outil c’est la main, l’humain.

"It is difficult to explain the idea of creation; why should a work be titled? To explain its genesis? My work has always been aimed at collectors. Above all, what they are looking for are works that speak to them, an inventive dimension that touches them at the deepest level. Not stocks quoted on the stock market."

In the years 1970-1975, François attended the Beaux-Arts de Paris, where he studied under the sculptor Colamarigny, before working on various restoration projects on the façades of the most famous historical monuments. One hand in the Grand Siècle, the other in the Twenty-first. The restoration of the heritage, it was during about thirty years his exercise of grammar on top of scaffoldings drawn up on the frontages of monuments of Paris.

When he came down to earth, in his studio on the rue de Montreuil, it was his personal renewal, a total freedom, geometric abstraction, a ceaseless work on the broken line. A hard worker: dozens of preparatory studies. However... three quarters of them end up in the garbage can! All or nothing, the experiments that François deems worthy of transforming polystyrene into marble, the final result, he will meticulously reproduce them as they are or on another scale, carved directly into the veined marble of Carrara. Where some would take the edges and angles with a chalk line, François plays with the accidents of the raw material, the irregularities of the saw cut, the scratches of the rasp. From afar, a straight line, close up, the line still vibrates from the chisel stroke. The tool is the hand, the human.