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Olivier Jauzenque

Depuis plus de dix ans, le peintre tire le fil d’une œuvre toute en délicatesse. A l’époque, il n’est encore qu’étudiant aux Beaux-Arts quand son professeur l’amène au théâtre et lui demande un coup de main. Il devient alors assistant, puis, durant trois ans, peintre décorateur. La vie est agréable, plutôt confortable, mais le jeune homme aspire à autre chose : la peinture. Il décide de tout lâcher et de s’y consacrer pleinement. Comme un passage obligé, il s’astreint à une pratique assidue du portrait et des natures mortes, « se cogne à l’huile comme on le ferait à l’histoire de l’art ». Il faut que la vie passe de la main à la toile. La quête engloutit plusieurs années.

 

Et un jour, sans crier gare, il se sent peintre. Le temps de l’apprentissage est terminé, l’heure de la liberté a sonné. Amateur de botanique, il s’émerveille de la diversité des plantes et de la capacité de la nature à s’immiscer dans tous les interstices du monde. Comme l’art.

 

Le sourire franc et l’envie de partager chevillée au corps, le peintre passe de toile en toile. « Quand les compositions perdent en spontanéité, je laisse les personnages me prendre la main pour m’amener ailleurs. Le mouvement peut aussi se faire en sens inverse. Aujourd’hui, c’est la couleur qui mène la danse ! » Peut-être parce que le monde est gris, il déploie une palette des plus vives. « J’ai appris beaucoup en regardant les œuvres de Miró et de Matisse. L’utilisation de la couleur permet un abord plus simple et celle du dessin, une lecture plus subtile. » Quand le format se réduit, trapézistes ou duellistes ne changent pas d’échelle comme si la scène n’était qu’un détail d’une œuvre plus grande.

For more than ten years, the painter has been pulling the thread of a work all in delicacy. At the time, he was still a student at the Beaux-Arts when his teacher took him to the theater and asked him for a hand. He then became an assistant, then, for three years, a set painter. Life was pleasant, rather comfortable, but the young man aspired to something else: painting. He decided to give up everything and to devote himself fully to it. As an obligatory passage, he forced himself to practice assiduously portraits and still lifes, "bumping into oils as one would into art history". It is necessary that the life passes from the hand to the canvas. The quest swallows up several years.

 

And one day, without warning, he feels like a painter. The time of learning is over, the time of freedom has come. As a botany lover, he marveled at the diversity of plants and nature's ability to intrude into all the interstices of the world. Like art.

 

With a frank smile and a desire to share, the painter goes from canvas to canvas. "When the compositions lose spontaneity, I let the characters take my hand to bring me elsewhere. The movement can also be done in the opposite direction. Today, it is the color that leads the dance! Perhaps because the world is gray, he deploys a palette of the most vivid. "I learned a lot by looking at the works of Miró and Matisse. The use of color allows a simpler approach and that of the drawing, a more subtle reading. When the format is reduced, trapeze artists or duelists do not change scale as if the scene were only a detail of a larger work.